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Coups de 🤎 d'automne

CASI Cheminots Toulouse
il y a 1 jour
4 min de lecture

L'automne s'est définitivement installé et novembre commence à pointer le bout de son nez. Les matinées sont fraîches, les journées pluvieuses et on se demande déjà si on ne sortirait pas l'écharpe et le bonnet. Au CASI, l'après été ne nous fait pas peur ! Parce que qui dit automne dit rentrée, et qui dit rentrée dit nouvelles lectures. Prolongez votre rentrée avec nous et découvrez les coups de cœur de la rentrée littéraire de nos bibliothécaires.


👩 Décolorer sa fille de Lucie Bérard, éditions Les Intranquilles, 2026 (256 pages)



Paula, une jeune esthéticienne, quitte la banlieue parisienne pour s’installer en bord de mer avec Tom, son compagnon jardinier. Dans cet appartement, elle espère un nouveau départ loin des odeurs et des bruits de la tour HLM où elle a grandi. Mais son quotidien est hanté par le souvenir des femmes de sa famille. Enfermée chez elle avec sa chienne Scarlett, Paula sombre dans une angoissante obsession domestique. À travers son regard myope ou la fenêtre inexplicablement sale de son salon, elle contemple l’immeuble voisin brûler et un secret ressurgir.


👉 Recommandé par Stéphanie, à retrouver à la bibliothèque de Toulouse



🐾 Le dernier sanctuaire de Josiane Balasko, éditions de La Loupe, 2026 (606 pages)



Les Protecteurs sont les derniers résistants d'un monde où la nature est devenue un terrain de chasse pour les milliardaires. Cachés dans une ancienne mine, ils se battent pour sauver les derniers animaux sauvages. Leur fragile équilibre vacille lorsqu'arrivent Tomassa, une vieille Indienne aveugle à la clairvoyance étonnante, et Lucie, une jeune héritière pas si écervelée qu'elle en a l'air. Sans le savoir, toutes deux portent en elles à la fois le danger… et l'espoir.


👉 Recommandé par Laëtitia, à retrouver à la bibliothèque de Toulouse



🧑‍🧒 La première phrase du premier livre de Philippe Besson, éditions Julliard, 2026 (240 pages)



Dans la vie de chaque écrivain, il existe un avant et un après le premier livre.


En cherchant à saisir celui qu'il était avant ce basculement, Philippe Besson revisite trois décennies – des années 1970 aux années 1990 – et croise son parcours avec les grands repères de son temps. Il évoque une enfance rurale protégée, une adolescence rêveuse et blessée. L'arrivée à Paris dessine le début d'une émancipation : celle d'un jeune homme qui refuse les chemins tout tracés. L'épidémie de sida le confronte brutalement à la perte de ses proches. La littérature s'impose alors comme une révélation et une façon de dialoguer avec les absents.


La première phrase du premier livre est une machine à remonter le temps. De la "radioscopie" de Jacques Chancel jusqu'à la peur irraisonnée de l'an 2000, en passant par la figure fraternelle de Goldman ou la fin de la guerre froide, chacun reconnaîtra des fragments de sa propre existence, faisant de ce récit une expérience à la croisée de l'intime et de l'universel, en quelque sorte l'autobiographie d'une génération.


👉 Recommandé par Elsa, à retrouver à la bibliothèque de Toulouse



🎹 Le fabuleux piano de Sonia Devillers, éditions de La Loupe, 2026 (288 pages)



Le fabuleux piano est un instrument volé par les Allemands, en 1943, à des juifs qui le cherchent encore... Dans ce vide impossible à combler, Sonia Devillers entend une résonance intime, le souvenir d'un instrument que sa propre grand-mère, forcée à l'exil, a regretté toute sa vie. Elle part alors sur les traces des pianos fantômes pillés par milliers sous l'Occupation et transportés jusqu'aux confins du IIIe Reich.


Avec cet instrument de concert ressurgit l'incroyable destin d'une famille d'éditeurs de musique, les Enoch. Un siècle de partitions, des menuets de Ravel aux ritournelles de Prévert. Les nazis se sont acharnés sur les Enoch, mais ils ont échoué à les réduire au silence. Des douleurs de la guerre va naître une chanson portée par Yves Montand, Les Feuilles mortes : un triomphe mondial.


Le piano disparu continue pourtant de hanter les survivants...


👉 Recommandé par Ariane, à retrouver à la bibliothèque de Tarbes



🤝 Le triomphe des égoïsmes de Camille Peugny, éditions PUF, 2026 (256 pages)



L'égoïsme comme contrainte sociale généralisée progresse à mesure que recule l’État social, miné par plusieurs décennies de néolibéralisation, notamment parmi les classes moyennes supérieures, entendues comme l’alliance du cœur des classes moyennes stabilisées et des classes supérieures, qui contribuent à l’essaimer au sein de tout le corps social. De leur côté, nul déni des inégalités mais une adhésion accrue aux principes de responsabilité individuelle. Du côté des classes populaires contraintes de devenir auto-entrepreneuses de leur propre précarité, les transformations de l’emploi fracturent les collectifs et contraignent à l'assurance individuelle.


L'égoïsme théorisé dans cet ouvrage ne remet en cause ni l'intensité des liens sociaux ni le nombre des engagements solidaires. Surtout, il se voit expurgé de toute charge morale. Il est le produit d'un fonctionnement social adapté au contexte d'une compétition accrue pour les places et les ressources. Il convient d'en comprendre les ressorts et d'en expliciter les conséquences afin de construire une alternative politique durable.


👉 Recommandé par Ariane, à retrouver à la bibliothèque de Tarbes

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